Samedi 20 décembre 2008
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Je me connecte en un clic, et attends mon petit renard. Je voyage de sites en sites.
Je me balade. Sur les blogs. Je surfe sur les mots, les lignes, les textes, les images.
Je me réchauffe à vos expériences. Je clique et reclique, consulte ma liste de favoris, l’enrichis, la nourris de mes nouvelles trouvailles. Je m’éloigne un peu et reviens en courant vers les
pages connues. Mes valeurs sûres.
Je me balade dans le monde, de mon petit bureau d’où j’aperçois la campagne environnante. Je survole des pays inconnus, j’entrevois leurs trésors, je m’amuse à les voir si proches, comme si j’y
étais, je me prends à rêver de m’y trouver. Un jour. Et je reviens à tire d’aile, au dessus de chez moi.
Et je me balade au milieu d’inconnus que je ne connaîtrai jamais, au milieu de leur histoire, comme pour mieux appréhender la mienne, la tienne, la nôtre. Je souris à leurs vies, je m’émeus à
leurs aventures et je rage face à leur tristesse. Et je clique et reclique.
Et j’apprends, la patience, tranquillement, sur ma chaise tournante, esquintée mais confortable, ma chaise tournante, rebut d’un salon de coiffure, qui a vu et revu « des fesses de jolies
dames », qui connaît la vie et ses petits tracas. Et je clique et reclique.
Je me délecte de mon courriel, j’ouvre mes mails comme d’autres ouvrent des paquets cadeaux au pied du grand sapin de noël. Sauf que pour moi, c’est noël chaque jour, quand je
clique et reclique, et quand je vous réponds. Je décode de nouvelles adresses en http ou en www, en point com ou point fr.
Grâce à mon navigateur, je cherche des réponses, je cherche des solutions à des problèmes mathématiques, des réponses à des questions philosophiques ou des hypothèses métaphysiques. Alors je
clique et reclique.
Certains penseront que la vie n’est pas là. Effectivement elle n’est pas seulement là, elle est ici et ailleurs, pas moins là qu’ailleurs, pas plus intéressante ici que là bas. Je navigue entre
le virtuel et le réel, mon moteur de recherche m’indiquant les meilleures routes, les chemins les moins glissants, la souris faisant le reste. La souris qui n’a pas de tapis et qui espère que je
clique et reclique.
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